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Des phtalates dans les bracelets



Engouement du moment, notre quotidien s’est coloré de ces jolis petits bracelets aux formes parfois très complexes. Au gré de la fantaisie des artistes, on trouve aussi des robes, des costumes, des accessoires divers, des figurines, etc. Bref, une activité plutôt sympathique pour occuper les petites têtes blondes, surtout lorsque l’on a une fin de mois d’août ... pluvieuse.

Mais attention, comme révélé récemment dans la presse anglaise, Certains de ces anneaux contiendraient des phtalates [1] en concentration trop importante. Jusque 50 % du poids total alors que les normes sanitaires européennes limitent la concentration de ces molécules à 0,1% du poids total ! [2].

Le problème réside dans le fait que :

  • Les phtalates sont reconnus comme perturbateurs du système hormonal [3] (modifie l’âge de la puberté, stérilité, etc.).
  • Les phtalates pénètrent facilement dans le corps par la salive et la sueur.
  • Les enfants sont plus sensibles aux phtalates en raison de leur stade de développement et parce que leur peau plus fine les protège moins efficacement.

Dès lors, faut-il limiter ou interdire la confection et la manipulation des petits anneaux en question ? La réponse est non.

A quoi faut-il faire attention ? Toujours vérifier la mention CE sur les emballages des produits. Ce label garantit que le produit contient moins de 0,1 % de phtalates.

Sur le site de l’importateur officiel français des Rainbow Loom, il est aussi mentionné que les produits non officiels contiennent parfois du latex, ce qui peut poser des problèmes pour les personnes sensibles.

Bon amusement




[1]Les phtalates sont des composés organiques (chaînes de carbone avec des cycles) semi-volatils. Certains phtalates, ainsi que leurs métabolites (composés intermédiaires ou issus du métabolisme) et les produits issus de leur dégradation peuvent avoir des effets néfastes sur la santé humaine. Ils sont reconnus comme perturbateurs du système hormonal et suspectés comme agent cancérigène.

[2]Les échantillons proviennent de produits vendus à bas prix via des réseaux non officiels. Sur 16 marques "bas prix" testés, 18 % des produits dépassaient les normes européennes. A noter que l’on ne peut pas parler à priori de contrefaçon car il n’y a pas de marque déposée.

[3]Pour en savoir plus sur les perturbateurs endocriniens, je vous invite à consulter le dossier d’écoconso : Les perturbateurs endocriniens : les ennemis familiers

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